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Docteur Philippe Faroudja

Dr Philippe FAROUDJA DEVEAUX
46 ans
Médecin généraliste à la MSP Louis Pasteur de Saint Pardoux La Rivière
( 24470)
Vice Président de la Fédération d’Aquitaine des Maisons et Pôles de santé
Médecin Commandant Sapeurs Pompiers Volontaires
Qu’on le souhaite ou pas…la révolution numérique est en marche et nous ne
pouvons l’ignorer… Bon gré, mal gré…il faudra y souscrire. La plupart d’entre
nous, jeunes et plus âgés, soignants et patients, sont sur ordinateur et
jonglent avec les NTIC. Les sujets de santé sont souvent en première ligne.
Il suffit d’ailleurs de voir l’intérêt porté à la téléinformation actuellement sur les
écrans de nos salles d’attente, téléinformation qui nous permet de véhiculer
des spots concernant la MSP, des messages de santé publique ou de
campagnes nationales…Le temps d’attente semble ainsi écourté et permet
souvent de préparer l’échange lors de la consultation.
Mais il est bien évident que le médecin doit rester le seul maître de la
conception des écrans.
La téléconsultation que nous essayons de mettre en oeuvre est complexe,
non pas sur le plan technique, mais sur le plan administratif. L’indispensable
contractualisation est un frein à l’ambition des praticiens.
Sur le plan pratique la chose n’est tout de même pas aisée lorsqu’il faut
réunir en un temps « t » le patient et le correspondant susceptible de donner
un avis compétent.
Par contre, la téléexpertise ponctuelle qui correspond au coup de téléphone
que l’on donnait jusque-là à un confrère pour obtenir un avis bénéficie des
moyens à notre disposition (ECG ou EFR, photo de dermatologie, radios…) :
transmission instantanée, qualité des documents, discussion et échange,
réponse immédiate en retour épargnant au patient un déplacement, à plus
forte raison en zone rurale loin des métropoles.
Ces NTIC et leur utilisation optimale sont aussi une réponse à l’isolement du
praticien et à l’angoisse des jeunes coupés de l’environnement sécurisant de
l’hôpital et qui appréhendent l’exercice en isolé.
Quant aux objets connectés, nul doute qu’ils vont envahir le paysage et
faciliter (ou compliquer !) la vie des patients et de leurs médecins. Bien
utilisés, justifiés, labellisés, encadrés (à l’exclusion des gadgets)…ils peuvent
être des éléments de surveillance au service de la médecine (suivi
tensionnel, pouls, glycémie…). Une plaie peut aussi être suivie sur image
transmise tant par l’infirmière que par le patient.
Quoi qu’il en soit, les patients demanderont et les médecins devront y
répondre…pour ce faire, il faudra apprendre à communiquer de manière
sécurisée.
Oui, cette révolution est en marche, le train passe, ne le ratons pas, nous
pourrions nous retrouver dans le wagon de queue, voire même dans le
wagon-lit…

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